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Journée internationale des maladies rares 2026

JE SOUTIENS LA JOURNEE INTERNATIONALE DES MALADIES RARES - 28 FEV 2026

28 février 2026

Chaque année, à l’occasion de la Journée Internationale des Maladies Rares (JIMR), notre équipe de rédaction médicale réaffirme son soutien aux patients, aidants et professionnels de santé mobilisés dans ce domaine.

Quelques chiffres sur les maladies rares

Au niveau mondial, 300 millions de personnes vivent avec une maladie rare, soit 5% de la population mondiale, l’équivalent de la population du 3ème plus grand pays du monde.

Si chaque maladie rare ne concerne que peu de patients (moins de 5 pour 10 000 selon la classification européenne), les maladies rares sont nombreuses (plus de 6000 identifiées à ce jour) et leurs phénotypes sont si complexes que les patients subissent une errance diagnostique des années durant.

Santé Active Edition ─ Synergy Pharm et les maladies rares en 2025

La maladie de Fabry

La maladie de Fabry est une maladie génétique rare causée par un déficit en alpha‑galactosidase A. Elle est systémique, progressive, et potentiellement fatale. Sa transmission est liée au chromosome X, entraînant un phénotype variable, en particulier chez la femme, et un tableau clinique complexe. Selon le variant pathogène du gène GLA impliqué, différentes thérapeutiques permettent de ralentir l’évolution des symptômes, si elles sont administrées précocement.

Les maladies rares neuromusculaires

Les maladies rares neuromusculaires constituent un groupe de maladies hétérogènes d’un point de vue génétique et clinique, complexes, et d’évolution souvent lente, dont le diagnostic et la prise en charge sont particulièrement difficiles. Répondant à l’un des objectifs du 3ème Plan National Maladies Rares (PNMR3), la Filière Santé Maladies Rares (FSMR) FILNEMUS a souhaité identifier les facteurs associés à un risque accru d’errance diagnostique ou d’impasse diagnostique chez les patients atteints de maladies rares neuromusculaires en France afin d’accélérer le diagnostic et ainsi améliorer leur prise en charge.

Les résultats de cette étude ont montré que 13,5 % des patients français atteints de maladies rares neuromusculaires étaient en situation d’errance diagnostique ou d’impasse diagnostique (estimation la plus précise à ce jour). De plus, le recueil de données standardisé et contrôlé a permis de créer un registre de haute qualité des patients non diagnostiqués pris en charge dans des centres experts d’une FSMR. Cette étude a également identifié huit maladies rares neuromusculaires positivement associées à l’absence de diagnostic confirmé. Elle a aussi a souligné la nécessité d’une meilleure formation des médecins généralistes et des neurologues hospitaliers locaux, et d’une orientation plus rapide vers les centres experts et d’un accès plus rapide à ces-derniers. Elle a également mis en évidence le besoin d’améliorer les services de diagnostic pour favoriser et maintenir l’engagement des patients dans le processus diagnostique, en particulier pour les maladies débutant à un âge plus avancé, les maladies acquises, et celles associées à des parcours diagnostiques complexes.

La mucoviscidose

Classée comme maladie rare, la mucoviscidose est l’une des maladies génétiques les plus fréquentes dans la population européenne (environ 1 naissance sur 4 500–6 000). Son dépistage systématique à la naissance a été mis en place en France en 2002 et permet de diagnostiquer chaque année environ 150 nourrissons porteurs de la maladie. Ce dépistage néonatal (DNN) permet une prise en charge précoce avant l’apparition des symptômes sévères. Malgré une évolution progressive de la maladie, les traitements médicaux, associés à de la kinésithérapie respiratoire, de l’aérosolthérapie, des extraits pancréatiques, ainsi qu’à une activité physique et un régime nutritionnel adaptés, améliorent significativement la fonction pulmonaire et la qualité de vie des patients. Les nouvelles thérapies ciblées ont très certainement contribué à l’augmentation de l’espérance de vie de ces patients ces dernières années, souvent au-delà de 40–50 ans aujourd’hui.

Les épidermolyses bulleuses

Les épidermolyses bulleuses (EB) sont des maladies génétiques rares caractérisées par une extrême fragilité de la peau et des muqueuses. Parmi les EB, l’épidermolyse bulleuse dystrophique récessive (EBDR), causée par des mutations du gène COL7A1, entraîne un déficit en collagène VII. Malgré les traitements symptomatiques classiques (émollients, corticoïdes topiques et antalgiques), les enfants atteints d’EBDR souffrent fréquemment de prurit et de douleurs chroniques sévères altérant la cicatrisation, le sommeil et la qualité de vie.

Le mélanome uvéal métastatique : un cancer rare

Le mélanome uvéal métastatique (MUM) est un cancer rare de l’œil qui constitue un des défis majeurs en oncologie. Il représente une minorité des mélanomes, mais son évolution métastatique — le plus souvent hépatique — peut survenir chez 20 % à 30 % des patients et reste associée à un pronostic particulièrement défavorable. Même si les connaissances progressent, plusieurs défis persistent : les options thérapeutiques évoluent mais restent limitées pour certains patients, et les patients présentant un MUM ont besoin de parcours de soins mieux structurés.